La seule date qui compte vraiment : celle de la salle
Tout le reste en découle. Tant que le lieu n'est pas signé, personne ne peut vous chiffrer sérieusement, ni le traiteur, ni le photographe, ni moi. Et les lieux qui plaisent se réservent un an à un an et demi avant pour un samedi d'été.
Le piège classique, c'est de vouloir une date précise pour des raisons personnelles. Si vous êtes souples sur le samedi exact, vous ouvrez d'un coup trois fois plus de lieux et vous payez moins cher. Un vendredi ou un dimanche, encore plus.
Douze à dix-huit mois avant
Le lieu, donc. Puis le traiteur, parce que beaucoup de salles imposent leur liste et que ça peut vous faire changer d'avis sur le lieu. C'est aussi le moment de fixer un budget global, même approximatif : tout ce que vous choisirez après se juge par rapport à ce chiffre-là.
Le photographe se réserve dans la foulée. Les bons partent tôt, et contrairement à ce qu'on croit, ils travaillent souvent seuls : une date = un mariage.
Neuf à douze mois avant
Le DJ ou le groupe. L'officiant, si vous faites une cérémonie laïque, parce qu'il faut ensuite du temps pour l'écrire. La robe, qui demande des essayages et des retouches sur plusieurs mois.
Et c'est là que je vous dirais de penser au vin d'honneur. Pas pour me réserver tout de suite, mais pour vous poser la question : qu'est-ce qui se passe entre la fin de la cérémonie et le repas ? C'est l'heure et demie la plus longue de la journée pour vos invités, et celle à laquelle on pense en dernier.
Six à neuf mois avant
Les animations du cocktail. Pour un samedi de mai à septembre, mon agenda commence sérieusement à se remplir à ce moment-là, et je ne suis pas une exception : c'est vrai pour tous les prestataires de la saison haute.
Les faire-part partent aussi dans cette fenêtre, ce qui veut dire que vous allez enfin avoir une idée du nombre d'invités. Notez-le : ce chiffre change le devis des animations. Un magicien couvre 80 personnes sur deux heures. Si vous passez de 90 à 130 réponses positives, il en faut deux, et c'est mieux de le découvrir à sept mois qu'à six semaines.
Trois mois avant
Le déroulé de la journée, à l'heure près. C'est le document que tous vos prestataires vont vous demander, et c'est celui que presque personne n'a fait à temps.
Trois questions y suffisent pour la partie animation. À quelle heure finit la cérémonie ? À quelle heure le traiteur veut-il faire passer à table ? Et pendant combien de temps le photographe vous emmène-t-il pour les photos de couple ? La réponse à la troisième est presque toujours « quarante-cinq minutes », et c'est pendant ces quarante-cinq minutes-là que vos invités sont livrés à eux-mêmes.
Un mois avant
Le plan de table, le nombre définitif, et l'appel de calage avec chaque prestataire. De mon côté c'est un coup de fil de quinze minutes : on regarde le déroulé, on repère les moments où une animation gêne plutôt qu'elle n'aide, et on décide du signal de fin de cocktail.
Si vous voulez de la personnalisation, c'est déjà trop tard pour certaines choses. Les prénoms et la date au dos des Polaroids, ça se fait en une semaine. Un tour écrit sur votre histoire, c'est un à trois mois de travail, donc ça se décide au moment de la réservation.
Ce qui se décide le plus tard, et ce que ça coûte
Les mariés attendent souvent le dernier trimestre pour arbitrer le poste animation, parce que c'est celui qui paraît le plus optionnel. C'est aussi celui dont vos invités vous parleront le plus longtemps, ce qui fait un drôle d'écart.
Le conseil concret, si vous devez arbitrer : réservez la date d'abord, décidez du format ensuite. La plupart des prestataires acceptent de bloquer une date sur un format à confirmer. Une date, ça ne se rattrape pas ; un choix de formule, si. Les trois options et leurs durées sont détaillées sur la page formules mariage, et cet article compare ce qui fonctionne au vin d'honneur.
